Dans leur apparence même d’évidente simplicité, les toiles de Michel Parys constituent une sorte d’archi-peinture.
"La couleur s’y déploie dans l’espace blanc, au gré du parcours des brosses, en libres variations. Malgré une souplesse qui donne le sentiment de l’improvisation et nous en restitue la fraîcheur, c’est bien à la rigueur plastique d’un Mondrian que s’apparente cette opération génétique : L’instauration d’un espace construit et complet reposant seulement sur la projection dominante des dimensions horizontales et verticales, qu’on peut imaginer et prolonger hors des limites qu’il s’est donné."
Bernard Pierron
Le cri du silence
A première vue, tristesse et désespoir semblent se dégager de ces toiles aux couleurs de terre et cendre. Cette première impression dépassée, humanité et chaleur, émanent de ces corps nus, enlacés, se tenant par la main, dans un même élan, le regard tendu vers un horizon incertain.
Christiane d’Ozenay souhaite que l’on prenne le temps de se pencher sur cette humanité. C’est la raison pour laquelle de nombreux dessins sont exposés à même le sol.
Après des études d’Arts graphiques à Paris, où elle deviendra styliste, Sophie Coroller quitte la capitale pour travailler exclusivement dans son atelier en Bourgogne. C’est là que depuis 1989 elle se consacre à l’élaboration d’une œuvre issue de la ligne et du dessin.
L’artiste travaille des matériaux industriels tels le carbone, l’aluminium, le polyester, le quartz, l’ardoise, et joue à maîtriser les fulgurances du spectre lumineux, en utilisant comme des contrepoints la brillance du métal, la matité de l’ardoise, ou la diffusion du quartz et du polyester.